Pour beaucoup, ces SIGLES  ne veulent pas dire grand chose ! Encore que les célèbres ” Renseignements Généraux “, créés en 1911, portent en eux tous les ” fantasmes de Secrets “, propres aux amateurs de Séries Policières télévisuelles….
Mais, dans cet article, il ne s’agit pas de celà .
En effet, par le Décret N° 2008 - 609, du 27 juin 2008 ( publié au Journal Officiel du 28 juin ), ont été définies les missions et l’organisation de la ” Direction Centrale du Renseignement Intérieur “, plus communément appellée ” D.C.R.I. “, même si son démarrage officiel date du 1er juillet 2008, pour cette entité qui se veut un ” F.B.I. à la Française ( cf. Le communiqué du Ministère de l’Intérieur, en date du 2 juillet 2008, ainsi que l’article du Figaro, du 30 juin 2008 ).
Cette toute nouvelle ” D.C.R.I. ” n’est pas une entité de plus !
Bien  au contraire, car elle est la fusion de deux anciens et glorieux Services : La ” D.S.T. “ ( la Direction de la Surveillance du Territoire ) et la Direction Centrale des Renseignements Généraux ( bien connue sous le sigle ” RG ” ), afin de coordonner leurs efforts dans les principales missions suivantes, réparties au sein de huit Sous - Directions :
* Le contre - espionnage,
*Â L’antiterrorisme,
* La Protection du Patrimoine,
*  Les Contestations sociétales
* Le Soutien Technique Â
* Le Soutien  Opérationnel   ( l’Ancien et célèbre ” Service Action ” )Â
* Les  Relations InternationalesÂ
*Â l’Administration.
Tout ceci représenterait de l’ordre de 3.820  fonctionnaires ( en comptant les effectifs globaux de l’ancienne “ DST “, plus la majeure partie des anciens des  ” R G “, soients 2.960 policiers habilités ” Secret Défense ” et 178 commissaires de police ), le tout sous la ” Houlette ” du célèbre Directeur Bernard SQUARCINI ( ex ” DST ” ) assisté de MM. René BAILLY ( ex ” RG ” ) et Patrick CALVAR ( ex - ” DST ” ).
Souhaitons le meilleur,  à cette nouvelle entité regroupée, dans une conjoncture difficile en France, où les dangers émergent de toute part, tant de l’intérieur même de notre beau pays, que d’éléments étrangers infiltrés.
Pourtant, la France, n’est pas plus menacée que d’autres pays, et de plus en raison de sa forte tradition centralisatrice, héritée de l’Ancien Régime ( dont le célèbre ” cabinet Noir ” n’était pas le dernier sur le terrain ! ! ), elle possède tous les atouts pour une politique Nationale de Défense et d’Investigation, au plus haut niveau.
Dans les années à venir, la France aura aussi à relever le défi - technique et humain - de la coordination Européenne d’abord ( il existe déjà , au sein des RG une entité appelée ” European Strategic Intelligence and Security Center “,  puis Mondiale, tant il est évident que les enjeux de Défense et d’Investigation sont devenus planétaires.
C’est exactement ce que me disait disait ce cher et regretté Alexandre  de MARENCHES ( à la tête du S.D.E.C.E., ancêtre de la D.G.S.E. du 6 novembre 1970 au 12 juin 1981 )  qui avait constaté ce phénomène inéluctable, et ce depuis des décennies. Après son départ, en 1981,  du S.D.E.C.E, devenu la  D.S.G.E., Alexandre de MARENCHES continua de conseiller les “ Grands de ce Monde “, en matière de Géo - Politique, et il avait coutume de mettre en avant cette évidence - parfois oubliée - par nos ” Grands Décideurs ” :
” De toutes les données qui dominent les questions de Relations Internationales, seules les données géographiques n’ont JAMAIS  changé ….. “.
Phrase qui peut paraître absconde, pour les non initiés, mais qui dévoile toute sa puissance si l’on pense aux cas de figures suivants qui ont dominé les relations internationales, et dont beaucoup se souviennent encore :
1°)  Plusieurs blocages ” terroristes ” du Canal de Suez ont entraîné des modifications considérables dans les relations Internationales, ainsi que dans les plannings  à long terme des Sociétés Pétrolières Mondiales.
2°) Pourquoi, me direz - vous, les Russes ont - ils la flotte de ” Brise - Glaces ” la plus importante numériquement, et la plus puissance en terme de force de ” brisure de glace ” ? ? ?
Pour aller dégager leur navire de commerce, et pour participer à des Expéditions Polaires Internationales ? Que nenni ! Car il faudrait être bien naïf pour penser que cet objectif civil est celui qui sous-tend  tous les efforts du Centralisateur Kremlin ! ! Non, bien entendu, car le but évident - quoique non avoué - est, pour les Russes, d’ouvrir des routes ( commerciales et / ou pétrolières ) par le fameux ” Passage du Nord ” que déjà  le célèbre LAPéROUSE  tentait de trouver, sous le Règne de Louis XVI ( à ce sujet, une anecdote bouleversante, que d’aucuns connaissent mais qu’il est bon de rappeler : Lorsque le pauvre Roi - Martyr qu’était Louis XVI monta sur l’échafaud, sa dernière question - venant de lui, qui était un géographe passionné - fut : ” A -t - on des nouvelles de Monsieur de La Pérouse ? ….).
Bien entendu, en ce début du XXI ième siècle, les considérations techniques ont changé, d’une part en raison de la puissance considérable des Brise - Glaces  Nucléaires Russes, et d’autre part en raison de la débâcle relative des calottes glacières.
Néanmoins, si ce célèbre ” Passage du Nord ” fut un fantasme - très théorique - pendant des siècles, c’est bien parce que les contraintes de la géographie étaient là !
3°)  Lors de la fameuse ” Marche des Russes vers les Mers Chaudes “ ( politique inlassable des Russes,  depuis la célèbre Tsarine Catherine de Russie ), toute leur politique, en Afghanistan, consistait à  ” tracer des routes ” ( voies ferrées, routes  pour convois  lourds, oléoducs, etc… ) à travers ce pays difficile d’accès. La direction générale de TOUTES ces voies de communication  n’avait qu’un SEUL objectif  (Alexandre de MARENCHES faisait - très justement - remarquer que toutes les vues prises, par les satellites - espions survolant cette région du Monde, démontraient mois après mois et avec la force de l’évidence, que quelque soit le tracé intérieur de ces ” Routes “…… TOUTES aboutissaient à la Mer…. ! !
Bien entendu, ce n’était pas un hasard, mais le fruit d’une politique Russe déterminée d’accès aux ” Mers Chaudes “, afin de répartir les risques de blocus sur l’ensemble du Territoire Russe, en gardant un accès à la mer, dans TOUTES  les directions : au Nord, au Sud, et à l’Est. Quant  à l’Ouest, c’était le plus fragile, car le transit pétrolier  était - pour partie - conditionné par la ” bonne volonté ” de la Biélorussie de faire transiter les oléoducs sur son sol, devenu National. Une crise récente nous a montré toute la justesse de vue, de ce visionnaire qu’était Alexandre de MARENCHES. Sa maxime est plus que jamais d’actualité, car  On ne s’affranchit pas impunément des contraintes géographiques, qui en fait sous - tendent une large partie des relations Internationales.
Très cordialement à tous mes correspondants et amis.
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